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Dans l’espace on vote aussi…

Mais pourquoi autant d’agitation dans le spatioport ?  Quel est cet attroupement, ces bruits de colère, de joie ? La nouvelle playmate, une blague de Qiu, un mariage betazoïd ? À la vue des grognements et des vociférations rien d’aussi cool. Les élections sont là !

Ce sont effectivement les élections du nouveau parlement de la fédération unie, le pendant politique de Starfleet, qui vont avoir lieu. Votez citoyens galactiques !

Regardons comment se compose la vie politique galactique.

La droite galactique : C’est un des partis les plus hétéroclites. En effet, comme le socialisme universel ce parti « comporte beaucoup de membres d’un nombre innombrable de planètes (propagande officielle) ». Officiellement de mémoire d’aspirine, on n’a jamais vu un parti aussi blanc composé d’humains, de vulcains, et de tout ce qui peut ressembler à un homme blanc de 50 ans ne sachant pas quoi faire de ces journées. Leurs idéaux : ils veulent, ils réclament que les crédits et les cristaux de dilithium soient comptabilisés comme une monnaie. Depuis l’avènement de l’homme dans l’espace il n’y a plus vraiment de système monétaire sur Terre. Ce désir ardent de réintroduire ces valeurs pécuniaires viennent du fait qu’ils ont passé leur vie à en amasser et veulent ainsi devenir l’égal des ferengies.

Le socialisme universel : Ce parti se construit en opposition à la droite galactique et c’est sur le fond une des principales raisons de son existence. L’anti droite est tellement forte, que lors d’une élection pour se mettre en contradiction avec le look vieux jeu de la droite galactique, ils ont proposé une série de fœtus aux élections. Une des principales philosophies de ce parti parlementaire est l’attentisme. Cela consiste à ne pas régler un problème ni à l’anticiper, car un problème plus gros viendra certainement résorber le premier problème. Par exemple, ne nous occupons pas des Klingons, les Borgs s’en chargeront, les Borgs seront détruits par les Udines et ces derniers mourront d’une grippe espagnole intestinale. Cette philosophie a sa faille, car quand le problème 1 devient les humains, ils sont sûrs de tous y passer quand arrivera le problème n°2.

Le front des peuples : est un front qui se compose d’une multitude de groupe tel que

« Le groupe des tribules qui en ont marre de se faire modifier génétiquement dans un jeu »,

« De la ligue universelle des solistes d’instruments pourris »,

« Du mouvement pour une réelle édition de l’œuvre de Robert Hue »,

« Du parti féministe pour la valorisation des MST et des maladies nosocomiales en milieu spatial »,

« Des refoulés trop hétéros à la ligue du green lanterne »,

« De l’écologie geek pour le retour des Roms »,

Et pour finir « le groupe des gens qui pense que nous sommes tous dans Populous dirigé par la croix ».

Ce rassemblement de partit prône une révolution de liberté, chaque individu pouvant de lui-même créer sa République, à condition qu’il soit jugé avoir plus d’une personnalité partageant le même corps. Il réclame aussi un poste de capitaine pour tous afin de favoriser une vie sexuelle épanouie. Il exige pour relancer l’ascenseur social, la chaise « musicale sociale » des postes à cinq minutes. En une journée, vous changez de poste toutes les cinq minutes !

La Terre aux terriens : Ce groupuscule extrémiste est un réel problème pour tous les partis de l’hémicycle galactique, car il est composé ….de Terre. Oui la « terre aux terriens » est un parti qu’il faut prendre au premier sens du terme. Il se compose des milliers de grains de silice éparpillés dans tous les coins de la galaxie ayant été visité par la semelle de l’Homme. Ce mouvement a pour origine l’alunissage d’Armstrong. Les grains de silice terriens ont dû subir la ségrégation des grains lunaires jusqu’à la première colonie terrienne. Ils veulent donc que tous les grains de sable puissent rentrer  sur Terre et expulser tous les pieds non humains et surtout humides qui pourraient transporter des victimes hors de notre belle planète bleue.

La Galaxie aux Klingons : La CGK fait partie de ces formations politiques aussi étranges, qu’étrangement acceptée par les autres sans broncher. Cette formation politique propose tout simplement d’annexer la galaxie par les urnes et de réduire en esclavage celle-ci pour son plus grand bien.  Une des mesures phares du parti pour assurer un avenir à tous est d’exterminer toutes les populations non Klingones. En effet dans leur philosophie, la mort peut être considérée comme un avenir des plus viables. On notera que de par leur code de l’honneur, le Klingon est la seule espèce dans l’histoire de la galaxie à ne jamais avoir eu à souffrir de réformes pour les retraites ! Très apprécié pour ces grandes beuveries à l’assemblée galactique, ce parti est très populaire et est placé à l’extrême gauche de l’échiquier. En effet, niveler les niveaux sociaux par la mort est une idée socialement engagée !

Les greens lanternes : les écolos les plus gay friendly de la galaxie. Pour les reconnaitre pas de problème, collant et t-shirt moulant en latex vert plus une écharpe multicolore en hommage au « docteur qui » (restons français bordel). Leur programme est simple. Il consiste à lever le bras et agiter leurs anneaux magiques  à chaque problème. Ce qui ne résout rien au demeurant, mais laisse les autres partis tellement perplexes que les greens lanternes ont le record des débats gagnés par départ, forfait, ou tétanie dû à leur bêtise. Ils sont donc considérés comme d’habiles débatteurs !

La formation des adorateurs de l’obscur chaos qui annihilera l’univers lors d’une grande chasse d’eau purificatrice : considérée plus comme une religion, cette formation tire sa grande force d’une partie de la  légende du poussin galactique. Lors d’un sermon fait par trois clampins au fond d’une montagne en mode camping bien viril entre bonshommes, l’un des hommes jura aux autres qu’il mourrait seul ! Le poussin galactique passant dans le coin (après un pèlerinage au dernier KFC détruit) prit alors une profonde…médiation sur le sujet de la solitude éternelle. Sachant qu’une trop grosse consommation de poulet entraîne quelques problèmes gastriques coulants, il en déduisit que l’univers pouvait être considéré comme un sanitaire qui purgera après un grand désordre toute forme de vie en tirant une chasse céleste.  Ce mouvement veut précipiter cet état de fait et donc répondre à une question essentielle de leur doctrine : vont-ils retrouver tous les reptiles et autre poissons qu’on a envoyé par le fond dans le remous d’une chasse d’eau ? D’autres ont toujours subodoré que la réponse à la fin de la chasse céleste n’est qu’un recommencement dans un état encore plus dégradant qu’à l’initial et c’est pourquoi ce parti ne recueille que les voix des dépressifs pressés d’en finir. Ces derniers votent aussi pour la « Galaxie aux Klingons » !

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Miroir mon beau Miroir.

L’univers miroir …ou un alternatif inversé de notre monde.

Ce texte s’adresse à ceux qui arrivent à dépasser le fait d’être inconscient pendant plus de 6 heures, dans l’obscurité totale à la merci du premier serial slasher venu. Je m’adresse donc  à ceux qui arrivent à dormir. Vous vous réveillez, vous avez survécu à cet état d’inconscience ! Bravo ! Vous trainez vos paluches jusqu’à la salle de bain en espérant éviter de vous cogner un orteil, maudit soit les angles ! Vous vous pointez devant la salle de bain, et vous vous regardez dans le miroir. Vous avez un bouc, votre femme à un bouc, le kiwi à un bouc, le chat à un bouc, normal vous êtes dans l’univers miroir !

J’aime ces épisodes…j’aime imaginer des scénaristes sous extasie, qui visualisent Leonard Nimoy avec un bouc  et pensent (non pas sans raison) que c’est la plus grande trouvaille scénaristique de tous les temps après le mec qui ouvrait la mer en deux pendant que son pote marchait dessus. En effet, le coup de l’univers inversé est devenu un grand classique dans les séries.

Imaginer un monde de bouc, un monde où nous sommes l’empire Terran et avons soumis Vulcain et Andorien juste en flinguant le premier Elfe de l’espace, ayant posé le pied sur Terre, en se jetant sur son vaisseau… Quelqu’un ne trouve pas qu’il manque un morceau d’histoire ?

Je laisse le soin à tout le monde de débattre d’où l’histoire de nos deux réalités à diverger. Pour ma part, c’est le fait que les MC Do ne proposent plus de BIG TASTY qui va rendre l’humanité haineuse et belliqueuse.  Moi, ça m’a rendu belliqueux.

On s’est tous imaginés dans cet univers en priant pour avoir une place, sympa pour les esclaves, mais pas trop envié, pour ne pas finir dans la cabine ou chez Kira.

On a tous rêvé à notre bureau  de voir notre chef à nos pieds. Nous méfier de la secrétaire qui a prévu huit assassinats entre la machine à café et la photocopieuse.

De voir notre chat cacher ses notes de conquête du resto chinois d’en face en nous voyant arrivés. De voir même notre salade comploter contre nous en se demandant quelle artère elle va boucher.

Dans l’univers miroir par contre, Gene Roddenberry n’aurait pas créé Star Trek, mais Playboy et Hugue Hefner serait un sombre pigiste rédigeant une série nommée Seaquest police des Mers.

Et pire de pire, chose effroyable, Riker servirait à quelque chose à bord de l’USS Titan.

Les Borgs eux, seraient les Borgs ! Quand on a un nom comme ça on reste de toute façon haïs de la galaxie. De plus eux  seuls auraient obtenu la recette du Big Tasty, car Ronald Mcdonald, dans cette réalité serait un Borg. (Où dans la nôtre aussi)

L’ultime menace de l’empire Terran : les Barbapapas ! (je peux tout me permettre après le crossover Tortue Ninja vs Star trek).

Homer Simpson serait capitaine de l’Entreprise et, le donuts sur sa main grasse, il ordonnerait d’aller dans les premiers KFC Klingon de l’espace. Oui les Klingons dans l’univers Miroir sont des Mexicains !

Dans l’univers Miroir, par un malheureux Tacos éjecté d’Apollo 11 qui serait tombé dans une micro singularité temporelle, Kahless glissa sur ce dernier et l’empire Klingon devint alors Mexicain.

Dans l’univers Miroir, Khan est un José Bové mettant au point une race de super plante et tua Jayce et les conquérants de la lumière dès le jardin d’enfance !

Le pétard à la main, voilà le monde que ces scénaristes ont créé. Bien plus que le délire, cette vision du monde nous démontre que tout choix a sa conséquence et sa conséquence miroir. Alors toi patron de MC Do repense à Spock avec une petite barbe quand tu stopperas encore une fois la production du Big Tasty !

Les vortex dans les séries télé.(Flash Gordon)

Star Gate SG1

StarGate SG1

Pour tous ceux qui ont survécu à Flash Gordon, voici quelques infos sur les vortex qui sont utilisés dans cette série, comme dans beaucoup d’autres.

Alors déjà, le terme vortex n’est pas adéquat, sans repomper le lien Wikipédia que je vous ai mis et qui est très complet. On doit parler de trous de ver. Ceux-ci  n’ont rien avoir avec les trous noirs. Les trous de ver permettent à des voyageurs d’aller d’un point à l’autre de l’univers en quelques millièmes de seconde, alors qu’en temps normal il faudrait y passer quelques heures au mieux, et au pire quelques milliers d’années.

Trou-de-ver

Il y a trois types de trou de ver :

Le Schwarzschild, imprononçable et infranchissable, on oublie !
Le Reissner-Nordstrøm ou Kerr-Newman qui peut se franchir que dans un seul sens.
Le Lorentz qui permet d’aller dans les deux sens.

On peut noter que les déplacements en hyper espace, en espace de distorsion, en saut Prl ou en vitesse supraluminique, ne peuvent correspondre à un déplacement via un trou de vers. En effet, tous ces déplacements consistent à faire le chemin de façon classique entre le point A et le point B c’est-à-dire un déplacement dans la matière, comme vous lorsque vous allez prendre votre bouteille de soda, que ça soit à pied ou à trottinette.

Un petit tableau complet sur qui utilise quoi. Si j’ai oublié une série, faites-moi signe sur serialbusters@gmail.com.

Reissner-Nordstrøm ou Kerr-Newman

Sliders
Star Trek Voyager Épisode 1 Saison 1 le Pourvoyeur
Star Gate (SG1 Atlantis Universe)
Flash Gordon  2008
Farscape
Terra nova
Lorentz

Star Trek Deep Space Nine
Time Cop

Les vortex, ou trous de vers peuvent être dimensionnels (Sliders), temporels (remonte ou avance dans le temps), ou spatiaux (il déplace d’un point A à un point B) .

Quoi qu’il en soit, le vortex fait partie intégrante d’un des éléments principaux du space opera ou de la science-fiction: celui du voyage.

Sans voyage, spirituel, physique ou temporel, pas de découverte. Pas de découverte, pas de moyen d’explorer autre chose que son quotidien.
Le facteur du voyage est donc important. Le temps de la narration également. Le vortex permet scénaristiquement de supprimer de longues heures, voire de longues semaines de trajet entre deux planètes, ou situations. Il est aussi un bon moteur à suspense. Imaginez une trappe magique d’où peuvent apparaitre des renforts inattendus, ou un ennemi redoutable qui frappe sans prévenir.

Les héros peuvent donc se concentrer sur l’action et ne pas s’étriper durant un long et ennuyeux voyage avec un membre d’équipage aussi plein de vie que Noomi Rapace.

On notera que dans les séries télé qui use des vortex, quand les héros sont obligés de voyager à vitesse « normal », il s’agit souvent d’épisode ou le danger viendra du trajet lui-même. Par exemple dans Star Gate tout le monde se déplace instantanément, via la porte des étoiles. Les seuls épisodes où l’équipage est contraint de subir un long voyage dans un espace confiné se résument vite à un épisode ou le voyage est perturbé.

C’est parce qu’il en a traversé un et qu’il a rencontré un peuple qui domine cette technologie que John Chrichton , dans Farscape, est poursuivi. Les vortex devenant un enjeu dans la guerre à l’armement : pouvoir déplacer très vite des troupes conséquentes peut être ainsi décisif en cas de guerre.

Farscape

Dans Star Trek Deep Spice Nine, le vortex est à la fois une source d’aventure et de découverte, il permet l’exploration d’une nouvelle partie de la galaxie, et un facteur dramatique important, car l’armée du Dominion peut surgir à tout moment et prendre la station. Au niveau de l’histoire, le vortex devient aussi un personnage géo politique de premier plan. Le fait d’avoir la station placée si près du vortex assure à Starfleet un pouvoir important sur la région. Les nouveaux arrivants auront comme premiers interlocuteurs les habitants de la station, les richesses se poseront d’abord là-bas.

Vortex stable dans le système Bajoran.

Vortex stable dans le système Bajoran.

Sans pousser la comparaison à la matrice maternelle, la symbolique du vortex est très significative des valeurs du space opera : émerger vers l’inconnu et se préparer à son entrée dans un Nouveau Monde. Le vortex n’est pas un passage d’entrée et de sortie, mais la plupart du temps de sortie/sortie. On sort d’un monde qu’on connait, pour sortir, sans possibilité de retour dans un nouvel univers.
Quand il est naturel, le vortex est souvent bénéfique, du moins il n’a pas tendance à vouloir nuire. La nature n’a pas la conception du bien et du mal. Maintenant, quand il est artificiel (DS9, Sliders, Flash Gordon, Voyager ou StarGate) le vortex est soumis aux règles suivantes : Il peut être porteur d’évènement bénéfique, mais il peut aussi servir d’arme ou être une porte sur l’enfer.
Dans Sliders, les vortex n’apportent que malheur. John Chriton est poursuivi et torturé pour ces connaissances sur les vortex.

Pour finir, les vortex artificiels ramènent aussi le thème des anciens, des êtres ayant conçu les vortex. Souvent très sage, omnipotent, ou ayant accédé à un niveau supérieur de conscience. Ceux-ci ont laissé un message en laissant l’accès au vortex, l’ouverture vers les autres peuples, de façon naïve ou volontaire. Ces rencontres sont nécessaires pour que ceux qu’ils considèrent comme des « enfants » puissent évoluer en voyageant. Le voyage permet en effet l’évolution, l’expérience  le changement et pourquoi pas, l’accès à un autre stade de conscience.

Références et lectures recommandées.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_de_ver
http://www.mystere-tv.com/trous-cosmiques-univers-et-voyages-dans-le-temps-v792.html

Léonard Sussking « Trou noirs ». Cet essai explique les derniers découverts au sujet des trous noirs et des trous de verre ainsi que l’histoire de leurs découvertes et de leur interprétation, et ceci de façon très simple avec des schémas pertinents. Vous le trouverez aux éditions Folio Essais.

Trous Noirs

Trous Noirs

La place de la femme dans la SF (et surtout dans Star Trek)

Je pourrais commencer cette chronique en la classant dans la catégorie WTF. En effet, quel est le fétichiste du « camel toe » qui à bosser sur les costumes de Seven Of nine, ou T’Pol. ?
Sérieux, c’est à croire que dans le futur, la femme est toujours un objet sexuel (ce n’est pas dérangeant en soi), qu’on ne peut toujours pas toucher (et ça, c’est chiant) sauf si dans notre contrat il est indiqué qu’on va crever dans la prochaine saison.

Apparemment nos femmes dans le futur, vu leurs tenues, ne seront soumises…qu’au courant d’air.

Bref, passons le paragraphe féministe pour aller directement aux différents thèmes que je voulais aborder.

Déjà dans un premier temps, il faudra vérifier à l’avenir les rapports qu’entretiennent les créateurs de SF avec les femmes. Bien vérifier si des filles leur parlent régulièrement, avant de les engager et de les laisser libres de réaliser tous leurs fantasmes.

Sur le fond, ces costumes affriolants, oui je le dis, jouent sur un vice des geeks, c’est purement pour stimuler notre libido et de ce constat on arrive, enfin (oui je sais c’est long, mais faut vous expliquer longtemps avant que vous compreniez… vite) à la place des femmes dans la Sf en général et surtout dans star trek.

Même si on sait que tonton Gene était visionnaire, rappelez-vous que dans l’épisode pilote de TOS le second était une femme. Il a dû néanmoins récrire certains rôles. Les femmes sont alors devenues des objets de décoration. Même si la minijupe était alors à la mode, la ceinture que porte l’équipage féminin à du causé quelques coups de phaseurs précoces sur la passerelle.

Elles ont également des postes subalternes et exagérément misogynes. Uhura est à la communication, car c’est bien connu les femmes sont bavardent et l’infirmière Chapel (qui était second dans l’épisode pilote) est là pour penser les petits phasers de l’équipage.  Songez aussi que tout au long des films la seule fois où Uhura décide de prendre l’initiative c’est pour danser à poil dans le désert là ou Kirk et Spock ont déjà au compteur dix salvations du monde.

Que ça soit dans TNG ou Tos, les femmes ne servent à rien ! Crusher et Troy débitent des conneries et ne sont là que pour flatter l’égo du Capitaine ou de Riker. (Au moins jusqu’à la saison 5, où elles se rendent compte qu’elles ne servent à rien et passe enfin un diplôme). Non je ne suis pas dure.

Encore une fois c’est dans le pilote qu’on voit que Tonton avait une idée de la parité. Outre la tenue ridiculement courte favorisant la grippe vaginale de ces dames, certains hommes d’équipage et les plus musclés, portent aussi des mini-jupes (si, si, c’est vrai !). Et allez, encore un point d’exclamation pour la peine ! Ce choc visuel fut si dur pour notre cerveau que beaucoup d’entre nous s’en sont aperçus au bout du huitième visionnage. Ce détail digne d’un défilé de Jean Paul Gautier ramenait une certaine égalité entre homme et femme face au courant d’air.

Marrons-nous joyeusement, comme un Klingon quand il sait qu’il aura du vin et du pain, en pensant au producteur proposant cette tenue à Patric Steward…okay je sors.

Quoi qu’il en soit, et même si par le génie de certains scénarii, ce phénomène est atténué, la place des femmes dans TOS  est la place qu’elles occupent dans toute l’histoire de l’héroïque fantaisie ou de la SF : la grosse emmerde en perspective ou (d’un autre point de vue)ou la grosse emmerde en perspective que je veux me choper et pour qui je vais accepter une flèche d’elfe dans mon….

À partir de DS9 on a des femmes beaucoup plus combatives et surtout aux responsabilités ! Il est dommage que les scénaristes aient voulu nous les masculiniser. Kira ressemble plus à l’inspecteur Harry  et Dax…comment dire, bordel elle avait un pénis avant la série ! C’est pas un peu macho ça de penser qu’une femme ne peut être compétente que si elle était un mec avant ?

Dans VOY ont se dit : « ça y est, les femmes sont l’égales des hommes avec madame Colombo aux manettes et madame moue rageuse au moteur ».  Elles incarnent le génie et le commandement au féminin et paf…un des scénaristes s’en est rendu compte ! Mon Dieu ! Imaginer la réunion de crise le lendemain matin de cette découverte ! Que faire ! Mettre une Bimbo ! Et voilà qu’ils nous collent Jery Ryan, bimbo au demeurant pas mauvaise dans un costume moulant…Elle pouvait pas porter une autre tenue, le docteur (qui lui à conçut) aurait-il un vice holographique caché ?

Dans Entreprise, pareil, on prend la première Bimbo siliconée, qu’on fera poser dans un magazine masculin pour s’assurer la promo,  et on rend le concept de Vulcain super cool. C’est comme dans ces émissions de télé, en direct : vous remarquez que les plus jolies filles aux plus grands décolletés sont souvent placées juste derrière les invités pour les plans larges. Pour finir toutes mes vannes là-dessus : après le Spring Break…le Pon Far avec Jolenne !  (À ce jour je promets solennellement ne plus faire de blague sur le problème du Pon Far)

(À noter que sur la dernière série, dont à eu l’idée Tonton Gene, Andromeda, il y a une réelle parité femme/homme sans réelle alchimie sexuelle, sans besoin de séduction, même s’il y a une Bimbo !)

Pour finir, il faut se demander si la condition du rêve que peut nous procurer la SF inclut le fantasme ou simplement le sexe ? Et si le sexe n’est pas là pour nous fidéliser ?

Et c’est sur cette conclusion bien chiante que je vous laisse méditer.

À bientôt space cowboys. Image