Flash Gordon

Les générations d’aujourd’hui connaissent mal Flash Gordon. C’est le pari un peu fou des producteurs de rendre ce héros accessible. Un beau flop donc, et une avalanche ratée du scénario aux effets spéciaux.

Flash Gordon 1980Flash Gordon 2007

Flash Gordon, non pas le film très gay friendly de 1980, mais la série de 2007 qui elle aussi fait également très gay friendly. Il ne s’agit donc pas du reboot du film, mais de la série. Eh oui, ils l’ont fait! Pour ceux qui ne connaissent pas Flash Gordon, il est de ces héros qui font partie de l’âge d’or des comics. Crée le 8 janvier 1934 par Alex Raymond pour King Feature Syndicate, le comics raconte l’histoire de Flash Gordon qui doit sauver la Terre de l’invasion des troupes de l’Empereur Ming en provenance de la planète Mongo. Il est joueur de baseball, football professionnel et dans cette version il fait de la course à pied. Bref c’est un américain surpuissant qui non content d’avoir à sauver la planète, doit sauver, la galaxie! La BD rencontre un franc succès du fait des belles illustrations plus que du scénario qui est une suite de péripéties sans grand lien les unes avec les autres.

Le Pilote

L’introduction du méchant

Le début du pilote met en place une histoire de vortex faisant le lien entre la galaxie de Ming et la Terre. Le tout présenté en expérience scientifique plus que classique dans les films de science-fiction. C’est un peu un délire à la Sliders. Un des protagonistes est un peu émotif, ce qui décrédibilise le personnage. Mais on sent quand même que le terrain est préparé pour la réplique de Ming:

«Si tu dois verser une larme, verse-la, mais verse-la pour la terre!»

Les scénaristes ont dût être refait d’avoir pu la placer quelque part celle-là, c’est la fête au studio!
Le Vortex du début LarmePour la terre

L’introduction du gentil

Flash se rend à la course municipale annuelle. C’est un genre de marathon, mais sans les dons pour les handicapés. Ici il court pour la gloire.

On remarque dans cette scène un certain nombre de faux raccords. D’abord dans le rétroviseur central. On perçoit du noir devant ce qui est certainement l’avant de la voiture dans le reflet. On en déduit donc que la voiture ne roule pas sur la route, mais sur un camion. On confirme cette affirmation par un des plans suivants ou cette fois dans un rétroviseur toujours, mais celui côté passager, on peut voir très distinctement le cadreur et la caméra. Quelle idée de choisir une voiture avec des rétroviseurs qui sont totalement réfléchissants…

Mis à part ça, dans l’Amérique d’aujourd’hui, les scénaristes font l’effort de remplir des quotas. C’est comme ça qu’on peut expliquer la présence du seul noir dans la série. C’est histoire dans mettre un pour ne pas se faire traiter de raciste. Mais plus que ça, ça en devient un cliché. En effet, le blond, le noir et la Cadillac sont des clichés qui sentent bon l’Amérique. On peut retrouver ce même cliché dans Smallville par exemple.

En parlant de Smallville, Eric Johnson, l’acteur qui joue Flash Gordon, joue aussi un des personnages de Smallville.

Flash doit donc se préparer pour aller à son marathon. Mais il est en retard, et mis à part un débat avec son ami sur le fait que les pièces de rechange pour les voitures de collections sont aujourd’hui très rares, il se change à l’arrière de sa voiture. Pas très discret quand on sait que sa voiture est décapotable. Si ça avait été une voiture classique, passons. Mais là, c’est à la limite de l’exhibitionnisme.

Cliché Faux Raccord 1 Faux Raccord 2

Le marathon, séquence Flash Gordon back

Flash arrive en retard pour le départ de la course. Il part bien en retard des autres coureurs et pourtant, au bout de quelques arbres il passe premier. Comment fait-il ça? Et bien c’est simple. C’est le héros de la série! Lorsqu’il court, on a vraiment l’impression d’assister à une pub pour un shampoing. Il a les cheveux dans le vent, ils sont propres et brillants. Le plus frappant dans cette séquence est l’intégration des flash-back. Dans cette même forêt, Flash courait lorsqu’il était jeune, avec toujours ces mêmes cheveux propres et pas fatigués. Ce genre de séquence son faites pour présenter rapidement le passé du héros, ce qui fait ce qu’il est aujourd’hui. En somme, s’il est un grand coureur dans son village, c’est grâce à ces parents qui l’entrainaient comme un champion municipal !

Entrainement avec les parents

Suite à cette nouvelle victoire, Flash va honorer la mémoire de son père. Et toujours dans une optique de nous présenter le passé du héros, on nous ressert l’entrainement de sa jeunessLe surnom

Marathon

e. On découvre alors que juste parce qu’il court un tantinet plus vite que lui, son père va le renommer Flash. Steven ce n’était pas assez bien pour lui c’est ça? Le pire c’est que le petit Flash va accepter son surnom comme si c’était tout à fait normal d’un point de vue légal. De toute façon, ça n’a l’air de choquer personne donc pour quoi faire autrement?

Tensions de retrouvailles

La victoire du marathon vaut à Flash de se faire interviewer par son ex-copine. Drôle de retrouvailles donc, surtout qu’ils ne se sont pas parlés depuis plusieurs années. On découvre alors à ce moment-là que Flash est resté un vieux mec

Surnom

alors que Dale à avancer dans la vie. De plus, elle est fiancée et n’assume pas devant Flash, car elle prend soin de cacher la bague. Plusieurs hypothèses donc, elle a toujours le béguin pour Flash ou alors elle ne veut pas mettre la honte à Flash et lui gâcher sa victoire.

Ces retrouvailles vont toutefois bien plus loin, car du jour au lendemain, ils vont passer tout leur temps ensemble. Ils vont se retrouver téléportés dans le monde de Ming. En plus de ça, l’agence de presse dans laquelle elle travaille est au courant de l’attaque extra-terrestre, mais pas la police. Eh oui, on découvre que le fiancé de Dale est policier et elle lui garde bien de le mettre au courant de l’attaque. C’est sûr que d’avoir des ressources pour combattre la menace serait beaucoup trop facile.

Mis à part Dale, ça ne choque personne que des robots extra-terrestres débarquent sur la planète pour tout détruire. Il faut dire aussi qu’ils ne sont pas très nombreux, mais quand même peu discrets.

Interview

Fiancé

La bague de fiancaille

Robot 2 Robot 1

La vérité sur le père de Flash

Flash est observé par un individu étrange  depuis une camionnette. Pas très discret vous allez me dire, mais toute fois très inquiétante, limite perverse. Flash attrape le mec, mais celui-ci nie tout en bloc. On décrira que cet étrange personnage n’est rien d’autre que l’assistant du père de Flash. A ce moment-là de la série on en apprend plus sur le père. Celui-ci travaillait donc sur les vortex. D’ailleurs Flash et Dale donnent l’impression de ne rien comprendre au phénomène et le scientifique tente d’expliquer. Sans grand succès toutefois. Même Samantha Carter est plus claire dans ses explications!père de Flash

On apprend vite que la mère de Flash était aussi au courant des activités du père et même Flash étant petit à assister tout à fait par hasard à une expérience de son père. Pourquoi il fait ça chez lui si c’est censé être secret?

Espion 1 Espion 3Espion 2Explication vortex

Le vortex

Pour joindre le monde de Ming il y a donc un vortex. Mais qui dit vortex dit danger! Dans la plupart des séries traitant de vortex, les protagonistes sont plutôt méfiants quant à ce qu’ils pourraient trouvés de l’autre côté. Hors ici, Flash se jette dans le vortex et embarque la pauvre Dale avec lui. Elle n’était pas très d’accord, mais il ne lui demande pas son avis.

Vortex 2

 

A lire également sur le blog

http://serialbusters.wordpress.com/2013/02/11/les-vortex-dans-les-series-tele-flash-gordon/ 

Mauvaise réalisation

La dernière séquence du pilote nous prouve à quel point la réalisation est mauvaise, voire bâclée. En effet, les personnages se retrouvant dans le monde de Ming, ils sont faits capturer. Mais l’équipe ne devait pas être d’accord sur la réalisation de ce passage puisque les acteurs regardent au loin, donc probablement le vaisseau qui arrive. Mais la capture se fait du dessus comme le laisse transparaitre l’origine du rayon. Ils auraient dû regarder au-dessus de leur tête, voir plus logique encore fuir, essayer de se cacher. Là non, rien à faire, de toute façon, le vaisseau n’existe pas, il est image de synthèse!

Les autres épisodes

Pour le reste de la série, tout est comme le pilote. Sans grand rebondissement, l’intrigue est prévisible et assez plate. Il y avait pourtant matière à faire mieux et c’est dommage de gâcher un univers qui fût si populaire à ses débuts, dans les années 30.

MongoCapture

Conclusion

Points négatifs

-   Scénario inexistant. Un mélange malfamé entre Smallville et Sliders.

-   La sous-exploitation du l’univers de Flash Gordon.

-   Des facilités de scénario.

-   Mauvais effets spéciaux.

Points positifs

-   Série qui ne mérite d’être regardée que parce que les actrices sont belles.

-   C’est presque tout ce qui est positif.

Pari raté donc pour les producteurs qui voyaient en cette nouvelle série la possibilité de faire découvrir Flash Gordon aux nouvelles générations. On vous invite tout de même à regarder la série au moins par curiosité et surtout pour se souvenir que les mauvaises séries, ça existe!

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